Rainbow ox car ép.2 « Nostaljoie »

Nous sommes si blancs, si différents! L’œil du mental cherche les chemins du cœur dans de vieux villages plein de jeunes visages. Des yeux du ventre nous y dévorent comme du velours sur des cactus. La joie indicible du non jugement dans la rencontre…Qui suis-je dans le miroir de ton regard? Un autre toi? La facette dépolie d’un rêve de passage ou juste une étrangère? J’écoute ce même souffle qui nous respire.

Temple et lune sur le soleil

Enthousiasme: du grec « En-Theos » C’est la joie du plan sur la comète: je libère le rêve de sa prison cérébrale et le couche sur un papier glacé. J’ajoute un peu de couleur pour le réchauffer. Je laisse mijoter dans quelques larmes de ré-connaissance et la chaleur du levant pendant un certain temps puis l’arc en ciel éclôt.

India « Rainbow ox car » ép.1

Marmelade d’orange amère

J’ai 40 de fièvre dans un vieil hôtel marseillais qui ressemble à « l’auberge rouge ». Le patron est un avatar de Clavier-Balasko-Fernandel et l’ensemble hérisse les nerfs de Zaz. Il ne ferme pas l’œil de la nuit au cas où nous ressortirions du bouge maquillés en entrecôtes. Le thermomètre de la grippe retombe enfin le jour du décollage.

Douze heures plus tard il est minuit à New-Delhi . Emmènes ton sac à viande en soie car draps et serviettes sont si moites qu’on les croirait sortis du cul d’un troglodyte perdu. Rien ne ressemble à la photo de booking.com.
Mais passons sans plus de détails à notre destination :

Khajuraho, ville princesse des temples érotiques.

Notre première chambre est sombre et glacée comme un frigo sans ampoule. Elle est sans cesse traversée par les sons insistants de dizaines de tracteurs, motos, toucs toucs, klaxons, mariages électro et chiens errants.
Ça s’appelle une « Homestay ».

La population masculine de la notre semble être tous les jours à l’aube menacée de vomissements. Au début j’ai cru que je leur avait peut-être refilé ma grippe mais non en fait, ils se raclent simplement très profondément les narines en crachant dans le lavabo accolé à notre chambre. Je tousse donc tous mes doutes et chocs culturels dans l’obscurité bruyante. Toutefois au petit matin, le soleil frileux mais bien présent me met sur le chemin du studio où me rejoignent sept bébés clowns ultra motivés.
J’oublie la nuit et prend un bain de lumière créative.


Ah terre! rire à Taïwan. Gratitude.

Deux mille dix huit est venue au monde, c’était hier. Ses aînées me laissent un goût de saut quantique et quelques lignes témoins, libres et brûlantes, quoi que soumises aux lois de l’incarnation.

Ceci peut te sembler abstrait, mais il a fallu à ces mots tout ce temps pour franchir la barrière du virtuel et arriver jusqu’ici. Merci à toi de poser un œil amical et impartial sur le  journal de bord de nos clowns voyageurs. Merci de plonger ensemble dans le bain philosophico-tragi-burlesque d’une existence offerte par bien plus grand que nous et dont tu fais parti intégrante.

La joie parfois semble insaisissable, tapie comme un chaton affamé, elle griffe le cœur et miaule,  fragile. Petite chose prisonnière de la grande réalité apparente, enfermée dans la contraction spongieuse du palpitant elle ne sait rien de sa puissance. Puis un jour vrai, elle éclate, surgissant des profondeurs sans prévenir, habitant soudain toute l’ âme d’un fou-rire de nourrisson alerte.



 

Notre « Daïmôn » « qui ne parle ni ne cache mais fait signe » (cf. Socrate et Héraclyte) nous a prit sur son dos et nous a emporté une fois encore vers le soleil levant : 

We wrotte a clown’s show especialy for the occasion, inviting Taïwanese artists to work with us on the emotional issues’s subjet.

The main aspect of this work was to meet with the native artists and to explore our brotherhood potentials. E-motion means E-nergy in Motion and we are willing to share what we know about this power in the expression of our theater clowns and get to free them in tears of laughters…

Taïwan fut pour nous (grâce à notre ami Amou qui transmit ce même blog) l’île de la rencontre avec un mécène inspiré, tantôt rodant en vieux jeans dans les espaces de création mis à disposition des artistes, tantôt déguisé en oiseau généreux et incontrôlable : Gordon Tsaï créateur de la « Dream community ». 

Ci-dessous un doc en Anglais illustrant son ouvrage des dernières années…

As you can see our duet got involved in Batoucada parades

Very special thanks to Beth, Lucia, Djin-Ping and all the wonderfull and so helpfull volonteers that were there for our creation.

Traverser les couleurs ( dream community mécénat )

Les âmes dansent encore

dans l’ éros bleu fond l’or

L’élan vers l’Amour 

Transmettre cette ardeur

colore toutes nos pâleurs

C’est un doux savoir

Le verre coupant,

poli par le coeur aimant,

change en se soudant

 

Ceux qui ont saigné,

dans l’alchimie du pardon,

sont réunifiés

 

Ces vitraux ont étés réalisés et sont posés dans les immeubles de  la Dream community à Taïpei capitale de Taïwan

These stainglasses have been created in « Dream community » of Taïpei  City of Taïwan.

We have realized 3 large windows and transmitted the knowledge to numerous number of volonteers and students.

 

MoonchAZAR Perfouestouspiritou ?

affiche

Le 3 juin au Festomenep de la Roche-Chalais
Le 10 et 11 juin Tuf’ fête Arts Louerre-Noyant-Ambillou

Welcome ;°) Welcome ;°) Welcome ;°)

Un autre bout du monde

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La saison française fût chaude, mouvementée.  Elle s’achève  sur des rotules bien huilées comme un micro siècle de batailles et d’émerveillements…

« E-motion love battle »  et « Le fil du temps » (nos dernières performances) migrent au gré du vent, portées vers d’autres contrées…

La « DREAM COMMUNITY » à Taïwan nous invite trois mois chez eux pour créer, jouer avec nos clowns mais aussi nos vitraux!!!
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Un nouveau rêve en manifestation et nous nous évadons à nouveau, Youpee!

Souhaitez nous bonne chance!

 

 

 

Les Zazouilles au Liban

Un vœu réalisé

Notre amie Nana (nathalieroux.artblog.fr) actuellement en création du « drapeau décor » de « Parlez nous ».

Nana

Nana 2

Nana 3

La dernière volonté de Gibran était de reposer dans la vallée de la Qadisha, au sein des cèdres bibliques…

Parlez-nous

Parlez-nous

On revient du vieux Lyon avec un pechtak tout neuf, co-écrit avec Zaz Azar, Marie Ruchat et Joseph Azar le super frangin (quelle famille !)

La friche artistique Lamartine nous a accueilli grâce à Arno de L’Art Tribu (merci pour les fâtâs Nono) super lieu, belles rencontres !

Notre BB s’appelle :

PARLEZ NOUS (les Zazouilles et la fée rousse au pays de Khalil Gibran)

et on part le jouer au Liban du 10 au 30 mai. (quadruple youpee) avec l’Association Artglodyte.org et bien sûr les zazouilles.org
— ravie.

Spéciale dédicace à Marion Michel dont le 3° œil et la notion du mouvement furent si précieux!!!

La capitale

La fin de ce voyage (qui ne cesse d’en annoncer d’autres) approche.
Phnom Penh nous a ouvert les portes de chez Eric,  nous avons des amis dans la cité.

La  capitale est paradoxale, une de plus!  (pardon la femme sauvage en moi trouve l’ urbanisme hard core). Heureusement Philippe nous envoie flotter sur le bleu Mékong découvrir l’autre rive.
La mobylette lévitante on longe le fleuve mythique dans la banlieue campagnarde, ouf! un peu d’air.

Un soir on assiste au théâtre d’ombres traditionnel tout teinté de critique sociale, Muppets show local  donné des coulisses d’une villa,  dans la rue, pour des passants providentiels…Bien beau et bien joué!

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Orianne nous attend dans l’orphelinat où elle et Corentin sont bénévoles (courageux et généreux ces loulous là).

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Il fait 45°, nos clowns finissent flaquifiés au milieu des minouches toujours surpris qu’existent d’aussi drôles de bestioles humaines, si différents et pourtant dans lesquelles ils se reconnaissent.

Eric mi khmer mi french et entièrement clown (entre autres),  en spectateur avisé, prend des notes et après coup nous fait découvrir dans une hilarité trilogique où nous pouvons davantage encore, nous dévoiler, nous déployer.

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dscn5428Notre envie de jouer est démultipliée, mais avant, explorer en huit clos les espaces de rythme, de chorégraphie et d’intériorité s’impose comme une évidence de perfectionnement.

Les Zazouilles en pause de scène , nous retournons à Chanthabury pour œuvrer à ces différents aspects ainsi que pour retrouver Fewa-Fawe.

En effet pour ceux qui ont lu l’avant dernier article, c’est là que se trouve notre petite famille de « sculpteurs de corps »  alors, l’ouvrage continue et approfondit son chemin de bohémien bosseur et passionné, dans l’esprit du clown et du corps guérissant et guérisseur.

A suivre…

Les Zazouilles

Ko Chang

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C’était très chôli certes, mais nous on avait en bouche une amertume vermillon : un ami breton s’est fait la malle, il s’est tiré une balle /o(

La brulure hurlée et laissée derrière lui nous a collé à la peau.

Malgré l’accueil chaleureux de nos nouveaux hôtes, on s’est sentis un peu décalés sous les palmiers.

Les moustiques sont devenus une armée de petits vampires goulus, les méduses rôdaient entre deux eaux, des rats se sont battus sur le toit, bref le paradis faisait la gueule!

Mais il a fallu se retourner, regarder devant, faire l’ effort montagnard, pfee!
j’avais plus de jambes! Zaz! Si on adoptait un St bernard, quelques jours? T’as de l’eau de vie sur toi?
Nous avons appelé la foi qui dans l’épreuve ne vacille que le temps d’un silence réceptacle.

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Le Graal du souffle vivant est revenu et a désaltéré même le plus aride des sentiments, s’est redécouverte alors une source de possibles d’où, courant très vite s’enfuient les rivières de larmes.
Le temps a passé, Florian et les enfants Christian, Jean Pierre, Pô n, Joe, Aurélie, Malie merci à tous de nous avoir soustrait à notre humeur de clowns tristes et à la revoyure sous de nouveaux hospices.

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NB : Quand les Khmers viennent travailler en Thaïlande, leurs enfants sont refusés dans les écoles locales. Florian de l’ équipe a invité les Zazouilles dans l’école Cambodgienne qu’ils ont monté à Ko-Chang pour remedier à cette absence.
Les amis du Blue Lagoon leur ont ouvert leur jardin au clair de Lune et prêté la maison de Grand-mère.
Encore Merci :o)

Le lapin de L.Caroll et le sourire du chat…

Chanthabury,
La ville où les lapins blancs et or te montrent ton chemin (ils sont sur toutes les signalétiques!)
Retour en Thaïlande donc, dans la région des tailleurs de pierres précieuses ( 😯 % des joyaux du monde passe par là paraît il!)
Chaque artisan sa petite échoppe sur la rue, pour sortir de son écrin un rubis, une opale, un saphir, une émeraude…

A l’est, une cathédrale sur le modèle de Notre Dame, s’en dégage une singulière douceur, son intérieur rose est grand ouvert sur la rivière et une ribambelle de gosses s’ébattent sur son parvis.
Au centre Fewa-Fawe nous rencontrons une femme « Thaïlentueuse » (DEE) l’œil profond et rieur c’est notre professeur.
Nous entamons dix jours de stage massage, massette et ciseaux de bois en main, nous voilà artisans thérapeutes sculpteurs de corps sous le Bouddha couché de Wat (temple) Maiphom.


On part en voyage dans les méandres de la chair et des amas calciques, des poches de gaz coincés sous les muscles et des articulations plus ou moins « râoulantes »…
On en bave grave (pas de quartier pour les noeudsnoeuds) on est contents: On apprend, on tâte de l’extra souplesse et se gratte l’oreille avec l’orteil!
C’est bon pour nos corps, nos âmes, nos clowns et… nos futures victimes! Je parle de celles et ceux qui auront l’audace de se faire tailler les tensions dans la masse par nos soins! (On rentre fin mai et on a déjà des rendez vous!)
Dee nous emmène aussi à: « The House of Grace » orphelinat où nous donnons du nez à une soixantaine de bambins atteins du sida…
( fragiles pitchounes :,o( )
Merci aux fondateurs de FEWA- FAWE (feu- terre -eau- air; feu- air-eau- terre ) et à l’équilibre à partager.

Au fait en Asie le savais tu ? la lune sourit :o)
PS as tu bien observé celui (de sourire) ravageur du Zazou ravi sur la photo du diplôme?! Hi hi hi

Battambang

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Le nom de cette petite ville de l’ouest cambodgien sonne comme un roulement de tambour ou le pseudo d’une sorcière de légende! Et bien c’est les deux à la fois:

Elle passe chevauchant son balai et sème des graines de vie partout. Déjà le fief du Cirque Phare depuis de nombreuses années, elle abrite un nombre remarquable d’artistes locaux auxquels se métissent une génération de  voyageurs plutôt assez conscients des enjeux de ce pays. Cela donne une créativité foisonnante et une activité quotidienne trépidante.

Nous avons pu jouer pour les enfants de l’ AFS ( Association française de solidarité) petite structure bien méritante car très peu aidée financièrement.

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Ci-joint la news letter publiée après notre passage et qui donne une idée des différents engagements de cette association.

Merci à Dany pour sa confiance et son accueil…

et à toutes les autres chouettes rencontres annonciatrices de projets…

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Siam Reap Angkor

Beauté!

Reste encore un peu, ne t’estompe pas des rizières émeraudes dont tu imprimes ma mémoire.

Ados de l'orphelinat Acodo

Le nez  rouge de Zazou,  goutte de vie qui navigue sur cette terre chaude humide et accueillante comme le ventre d’une femme confiante et mon nez blanc blotti dans le bourgeon d’un lotus ravi, plusieurs heures par jour!

Des pans de joie douce et folle  nous traversent depuis les yeux brillants et les dents si bien alignées et offertes de ce peuple dont nous nous trouvons amoureux comme au premier jour.

Il y a tant à donner et recevoir ici, ce peuple délicat si vulnérable, que son gouvernement pêche  à instruire est à la merci de gros investisseurs et ONG dont l’intégrité est souvent inexistante.

La corruption est un fléau mondial  mais ici c’est même quasi légal!  Le gouvernement censure, ponctionne et laisse son pays menacé de se faire assassiner par l’ignorance.

Travail du cuir pour théatre d'ombres

L’âme Cambodgienne est un ouvrage ouvert sur une histoire dont la légende remonte à des siècles de puissance créative ou destructrice en fonction des hommes ou des dieux idolâtrés.

Le talent des artisans d’art est époustouflant, la musique traditionnelle poignante et bon sang ce qu’ils sont beaux…

Nous sommes conquis…

J’y souhaite pour nos clowns d’êtres subversifs, qu’ils puissent inspirer à leur mesure le désir d’ apprendre à être libres, sauvages et sages, déchainés, tout en détestant la guerre, la convoitise et ses conséquences.

Merci mille fois pour leur soutien et leur accueil à  Siem Reap : à  Kol, cap’taine de l’institut français;

Aux enfants d’ Acodo;

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à Renaud et le délicieux Abacus;

à Péguy  pour le studio de répèt mis à dispo;

à Benoit directeur de l’école française

Et merci Sophie pour le cadeau de ton amitié et l’hospitalité de ta famille

En route pour Battambang plus au sud…

On leur joue notre cirque de l’amour, de la guerre,

On leur joue notre cirque de l’amour, de la guerre,

Un passage bien éclairé de notre voyage nous a fait croisé celui de  Virginie et ses 2 loupiottes (Troisfillesautourdumonde.com).
Plus tard, un mot de Virginie m’ a résumé le Cambodge en ces termes:  « un pays si doux,  si singulier. »

Féru(e) d’arts et de tendresse? Tu seras d’emblé(e) séduit(e) par Siem Reap. Intuitions qui s’affirment  sans attendre, dès notre arrivée,  rencontre avec l’entreprise « les Artisans d’ Angkor ». Que de bel ouvrage créé en ce lieu!
www.artisansdangkor.com

Les Khmers s’y réapproprient depuis 16 années les talents qu’un génocide de plus s’était employé à massacrer. Sculptures de pierre ou de bois, pièces laquées et soies peintes, le tout réalisé dans des conditions de travail irréprochables pour des résultats sublimes. Bravo!

Khmer qui pleure

Khmer qui pleure

Nous sommes invités à jouer dans un des villages atelier pour 90 jeunes adultes. Pour la plupart d’entre eux le clown « blanc » et le nez rouge c’est on ne peut plus inhabituel !
On leur joue notre cirque de l’amour, de la guerre,

Khmer qui rit

Khmer qui rit

 

Angkor nous donne la joie évidente de la gratitude et notre duo insolite est téléporté en toute fluidité de contacts en contacts par des Français  franchement sympas!

Grâce à cette petite communauté joliment intégrée nous allons être en mesure de « Zazouiller du nez » allègrement et régulièrement dans les 15 prochains jours! Youpee ouai!

Alors bien sûr il y a aussi une face obscure, des bruits sourdent à propos de politiques et d’ ONG corrompues, ils sont légions c’est dur!  et mon ventre se ballonne de colère contenue,  je pense aux enfants retenus dans des  orphelinats sordides qui ne servent qu’à blanchir les monnaies perverties.  Que peut y faire la femme que je suis et où est la place de mon clown dans ce marais sauvage?

Ici ils l’appellent Karma, là bas le diable…

J’imagine de toutes mes forces que  l’humanité puisse s’en débarrasser. Je vois ces millions de gens qui s’aiment dans les petites villes et villages, des véhicules ronds à air comprimé, des jardins potagers en perma-culture, la solidarité,  l’entre aide dans un monde où la différence est un jeu d’enrichissement et de découverte. Il existe des oasis où c’est possible alors je maintient en vie cette vision que d’aucuns diront utopiste mais la joie que d’ autres possibles m’inspirent est un phénomène authentique auquel je ne renoncerai pas!

Et pour les artisans que nous sommes aussi,  il y a les temples!  C’est un peu grâce à la découverte de ce trésor enfoui que cette région doit sa renaissance au coeur de laquelle nous vibrons à l’instant même!

Un grand merci à Alain Brun directeur des Artisans d’Angkor et son équipe pour notre premier contact avec la vie Cambodgienne.

RV demain soir dans un petit orphelinat d’enfants danseurs…

Et merci à toi de me lire.

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HillTribs (tribus des collines)

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Avant même d’arriver en Thaïlande, le désir de renconter les Hilltribes nous animait.

Rejetés du Tibet, de Chine ou de Birmanie pour des raisons politiques, ces populations d’ artisans et de cultivateurs sont aussi patrimoine de l’humanité.
Leurs regards touchent, à la fois soumis et farouches…

Lorsque nous arrivons dans les village Akkas, nous sommes heureusement introduits par Sue , (voir art. terres du nord) pour le premier et « Mirror foundation » pour le second.

En effet la perspective d’y venir en car de touristes, ( tous armés du « Canon » dernier cri, ils mitraillent allègrement et repartent ravis comme après la visite d’un Zoo) ne nous enchantait guère.
Premier village, un dimanche matin, Sue nous dit que nous jouerions après la messe.

Les Zazouilles à l’église! trac trac… (Y’en a ti qui tiquent?)

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Les chants chrétiens et Akkas semblent avoir fusionné, ça swingue comme du Gospel doré à l’or fin!
Avant de mettre costume et maquillage je me glisse sur le parvis et séduite par les rythmes commence à danser; aussitôt une nuée de toutes petites filles apparaît autour de moi et reproduisent consciencieusement chacun des pas que la musique m’inspire :o))
Imaginez l’effet d’une perfusion de pure bonne humeur…
Je file me changer alors qu’ils entonnent un chant sacré sur l’air improbable de « Et j’entends siffler le train » tube yéyé des années soixante (surprenant).
Après la messe nous « Zazouillons » donc dans l’église, mon clown grimpe au rideau et celui de Zaz meurt et ressuscite sous l’oeil attendri du doux Jesus.

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De l’ arrière grand-mère édentée au petit gars aux mirettes écarquillées, hommes et femmes du village entier nous font la grâce de se reconnaître dans l’histoire dont on leur fait don.
Tous les âges rient des émotions partagées, ces coquines qui traversent les temps et les genres sans prendre une ride on dirait.
Un mois plus tard, l’équipe de « mirror » nous offre de jouer pour 2000 Hilltribs lors de la fête nationale des enfants et nous improvisons alors pas moins de quatre heures d’affilée!
A l’heure où je vous parle on s’en remet à peine…

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Merci à eux d’exister, à ZIA pour les photos et  merci à vous de nous lire.

Après demain direction le Cambodge…

Terres du nord

Ayui foundation

Ayui foundation

C’est un peu avant Noël que nous sommes  la première fois à Chiang Raï. (Thaïlande du nord) .

D’ abord,  il y a cette femme exceptionelle SUE MILNE créatrice de  l’ Ayui fondation où une trentaine d’ ados des « Hilltribs » malmenés par la vie sont accueillis et vivent  en AUTO-GESTION. Un  couple de Thaïs les enveloppe d’un œil bienveillants . Une chance est donné à tous, ça sent le respect et la reconnaissance. On a partagé leur quotidien quelques jours, BLEW OUR MIND WITH JOY!

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Croyez nous on en a pris de la graine:
Ces bouts de choux  vivent ensemble, jouent, étudient, rangent, lavent, font leurs repas.  (Pure delicious thaï style)…et même jardinent,  ils font tourner le tableau des tâches et  leur  appétit d’ apprendre est insatiable :

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Je leur chante « The river »,  le lendemain ils la connaissent tous.
Esquisses de Hip hop avec James (jeune bénévole Australo-chinois),  jeux de rythmes avec Zia, et  le  Zazou dont chaque action déclenche des cascades de rires…
Les enfants nous dansent les gestes de leur tribus et tissent les couleurs de leur vœux sur des toiles rouges et noires…

Sue, belle maman d’adoption souhaite aussi qu’ils gardent la mémoire de leurs ancêtres.
Tout va si vite pour nous les funambules, le fil tendu des rires et des larmes nous trouve frémissants dans les matinées limpides d’une ville qui m’évoque de loin une Bretagne dorée des terres intérieures. Piste du nord des tropiques, ce fil tendu devient gros et rond comme une rivière qui nous porte et nous rapportera à la mer en passant par la magie des sources chaudes…

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Paï! aïe wouah :oo

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Paï city c’est petit, joli, et bondé. Marché aux puces coloré pour des milliers de chinois entre autres, un propriétaire autrichien se demande même qui habite la France en ce moment tant ils se trouvent (ou se cherchent) aussi à Paï!
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On se sent serrés, quelques dures nouvelles nous affligent, notre trio est confronté à des remous intérieurs dignes des grands cataclysmes. Ce vieux singe ridé plaqué au mur est l’exacte manifestation d’un ressenti récurant !
De vieux bobos affleurent, se révèlent, on pleure, cherche la guérison, et en trouve finalement de gros morceaux à digérer…
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Soulagement et pain sur la planche à l’horizon de nos futurs, le rire revient, comme l’orage perçant des abcès cachés.
RDV à Paï circus school pour leur un an d’existence, malgré la mafia locale ils tiennent bons et invitent les Zazouilles. Jouer libère, régénère, surprend.

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S’offre également à nous une immense respiration chez Mana’s Open Mind centre:
Plein d’espace pour répéter et le troisième oeil rafraichissant d’un homme d’expérience qui nous livre de précieux conseils  pour mieux vivre le temps des transitions, dans nos clowns comme dans la vie.

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On veut toujours arriver trop vite, quoi qu’on fasse et où qu’on aille…
Ce serait chouette d’être capable de toujours percevoir la valeur du temps dans l’instant, mais l’esprit humain est un vagabond nostalgique, fantasque presque incorrigible et qui se la raconte grave! Ils sont encore bien fugaces les espaces où il se laisse apprivoiser et livrer, enfin,  une seconde…d’éternité.
Une rose et une noire, c’est  la couleur de nos vespas et on explore hotsprings, waterfalls, elephants camps, sur des routes bordées d’arbres en fleurs.
Les yeux du coeur ouverts, la beauté sait toujours reprendre le pas sur les douleurs articulaires de l’âme et du corps :o)
Nos visas expirent, deux mois déjà, en route pour Myamar où la frontière recemment ré-ouverte nous permettra de les renouveller et révéler une nouvelle dimension du périple…
A suivre…

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Myamar miaoo

Et voilà la Birmanie.  Trois petites mûles (nous) un brin paumés, chargées à bloc, vagabondent dans toute cette  « nouveauté » poussiéreuse, .

On finit par dormir avec un coq coincé en contre ut  toutes  les 10 secondes dès 4 heures du mat,  dans le placard de l’hôtel :o()
Un autochtone aux baskets trouées nous guide gracieusement, refusant catégoriquement toute aumône de notre part, il nous initie aux mystères de Tashilek, ville frontière où nous nous trouvons.

Inspiré par nos aventures  il nous emmène dans deux petits orphelinats.
Face à la joie éclatante de ces enfants qui rencontrent nos clowns, on est tous les trois ( Zia la loupiote adhère grave aussi!)  bouleversés.

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On comprend surtout aujourd’hui pourquoi on s’est fabriqué des nez!
On a fait rire des petits êtres qui en ont ben besoin et  dans la ville d’autres viennent nous apprendre à jouer à la toupie et à dire merci en Birman.

On visite des temples immenses, il y a beaucoup de travail de construction et de la crainte mêlée de curiosité avenante dans les regards de ce peuple qui essaie de sortir de plus de cinquante ans de dictature.

 

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Prochain RV Ayui kid’s foundation à Chiangraï… bande de merveilles!!!

Les clowns à la ville (Chiang-Maï)

Mi-novembre: Nouvelle entrée dans la peau des nouveau nez à Chiang Maï, ville du nord mouvementée, belle et polluée, la fête des lumière bat son plein. Loy Kratong…
Fleurs délicates qui voguent  sur la rivière, pétards casse tête, lanternes par milliers envoyées au ciel pour demander  pardon. Pardon pour les vanités, les voitures en paquets, les désirs insatiables, les toucs toucs fous fous , le temple consumériste du « night market », les touristes ahuris, stupéfaits et puis si vite  blasés bien qu’ils bouffent tout en échange de la bath 5 fois plus faible que l’euro.
Les Bouddhas pleurent  le tourment des ëtres soumis aux moustiques, aux coliques, à l’illusion du bon marché et du poulet grillé par milliard pour satisfaire les ventres avides.

Une grande ville est souvent magistrale et cruelle.

Ici les émotions  jouent à cache cache dans les temples de métal frappé.
Et les épices arrachent les vœux dévissés de nos illusions de sourire et de vie facile.
Les Zazouilles sont invités dans un joli bar ultra  bruyant, sur 50 personnes 10 nous suivent, les autres boivent fument et s’en tapent…
On nous coupe l’élec avant la fin, on joue dans le noir,:o( , on tient jusqu’au bout.Un musicien Thaï qui n’a pas eu peur de notre étrangeté dans le contexte, pleure en nous remerciant…

Éreintés nous sommes, mais l’indifférence de la majorité ne nous a pas découragé ni empêché de donner le meilleur de notre sueur…

Prochaine destination: Paï

Clown’s apparition :o))

Maggie’s home-stay, Prachuap Khiri Khan

La mer était omniprésente  juste derrière la rue ses danseuses écumantes  bondissant sur le muret.

Pourquoi fait on ça?

 

prépa, trac

prépa, trac

Pourquoi mettre des nez ronds et prendre ce risque chaque fois renouvelé,
le risque de la chute, de la nullité ou pire d’être incompris ?
Peut être parce que vaincre nos peurs et prendre un peu l’égo de vitesse  a quelque chose de jubilatoire.

Entendre rire,  provoquer des émotions déclenche  un rêve d’unité, de fond commun à tous, comme un petit exorcisme universel.
Quelques gouttes  nous tombent dessus, si la mousson refait une sortie, on est bons à essorer, ce sont des trombes quand il pleut ici!
Comme par miracle les nuages s’écartent…

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La fête peut commencer,  chanter ensemble,  se détendre le cœur,  rire et pleurer de la folie humaine et surtout, surtout pas, se prendre au sérieux.
On sue, on s’envole et cette fois c’est réussi, on aime, on est aimés, on nous en redemande, la grâce nous enlace, grande chance, tout est à sa place.

Alors on re-déménage, c’est une des lois du voyage…

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Ko-Phayam Paradise