Rainbow ox car ép.2 « Nostaljoie »

Nous sommes si blancs, si différents! L’œil du mental cherche les chemins du cœur dans de vieux villages plein de jeunes visages. Des yeux du ventre nous y dévorent comme du velours sur des cactus. La joie indicible du non jugement dans la rencontre…Qui suis-je dans le miroir de ton regard? Un autre toi? La facette dépolie d’un rêve de passage ou juste une étrangère? J’écoute ce même souffle qui nous respire.

Temple et lune sur le soleil

Enthousiasme: du grec « En-Theos » C’est la joie du plan sur la comète: je libère le rêve de sa prison cérébrale et le couche sur un papier glacé. J’ajoute un peu de couleur pour le réchauffer. Je laisse mijoter dans quelques larmes de ré-connaissance et la chaleur du levant pendant un certain temps puis l’arc en ciel éclôt.

India « Rainbow ox car » ép.1

Marmelade d’orange amère

J’ai 40 de fièvre dans un vieil hôtel marseillais qui ressemble à « l’auberge rouge ». Le patron est un avatar de Clavier-Balasko-Fernandel et l’ensemble hérisse les nerfs de Zaz. Il ne ferme pas l’œil de la nuit au cas où nous ressortirions du bouge maquillés en entrecôtes. Le thermomètre de la grippe retombe enfin le jour du décollage.

Douze heures plus tard il est minuit à New-Delhi . Emmènes ton sac à viande en soie car draps et serviettes sont si moites qu’on les croirait sortis du cul d’un troglodyte perdu. Rien ne ressemble à la photo de booking.com.
Mais passons sans plus de détails à notre destination :

Khajuraho, ville princesse des temples érotiques.

Notre première chambre est sombre et glacée comme un frigo sans ampoule. Elle est sans cesse traversée par les sons insistants de dizaines de tracteurs, motos, toucs toucs, klaxons, mariages électro et chiens errants.
Ça s’appelle une « Homestay ».

La population masculine de la notre semble être tous les jours à l’aube menacée de vomissements. Au début j’ai cru que je leur avait peut-être refilé ma grippe mais non en fait, ils se raclent simplement très profondément les narines en crachant dans le lavabo accolé à notre chambre. Je tousse donc tous mes doutes et chocs culturels dans l’obscurité bruyante. Toutefois au petit matin, le soleil frileux mais bien présent me met sur le chemin du studio où me rejoignent sept bébés clowns ultra motivés.
J’oublie la nuit et prend un bain de lumière créative.